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La légende des Korrigans

Les korrigans font partie du patrimoine de Camors Restaurant les Korrigans, rue des Korrigans, ruisseau des korrigans, la course cycliste la Ronde des Korigans. Et en 2011, ce petit peuple est réapparu dans la vallée des Korrigans. Son histoire est racontée dans un livret disponible à la Bibliothèque Municipale Jean Markale.

 

korrigans

 

Parmi les innombrables petits êtres surnaturels dont l’imagination de nos ancêtres peuplait les espaces inexplorés, déserts ou nocturnes, figurent des nains malicieux, typiquement bretons, que l’on appelle selon les lieux, Korrigans, Poulpikets, Kornandons ou Ozégans.

Nous retiendrons ici le nom de Korrigans.

Sous ce nom, se cache le gnome le plus connu d’Armorique.

Ils sont de taille minuscule et possèdent une grosse tête fort laide et très ridée avec un très long nez. Ils sont noirs et velus, et malgré leur maigreur, montrent une force prodigieuse. Ils portent des vêtements courts, inusables, de toile grise pour les jours ordinaires, de couleur vive quand ils vont aux noces et aux fêtes.

Les korrigans de sexe masculin ont sur la tête un grand chapeau à ruban de velours et les Korriganes, un petit bonnet violet.

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Ils ne sont pas méchants mais simplement espiègles. Ils jouent des tours pendables à ceux qui leur manquent de respect, mais à ceux qui les traitent comme il convient, ils témoignent de la bienveillance et rendent maints services.

Les Korrigans sont capables de grande gentillesse ou de terribles vengeances.

Ainsi, on dit que les nuits de lune rousse, ils vont fleurir les tombes des marins perdus en mer en y jetant une branche de buis.

Ils sont à la fois alchimistes et forgerons. La légende d'Ifs leur attribue par exemple, la création de l'ouverture et la fermeture des vannes de la ville d'If.

On ne peut les voir que la nuit danser au clair de lune car depuis la venue du christianisme en Bretagne, ils sont obligés de se cacher. Loin d’être immortels, ils naissent et meurent sous terre aujourd'hui. Ils sont certainement à l'origine de la vénération des dolmens car ils adorent y festoyer.

Textes adaptés des tableaux du restaurant "Les Korrigans" à Camors