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Origine de Camors

Camors est né tardivement et est constitué d'une partie du territoire du bourg de Baud et d'une partie du bourg de Pluvigner.

Ce n’est que le 15 novembre 1286, qu’Alain de Camors donne à Geoffroy, frère cadet du vicomte Alain VI de Rohan, le fief qu'il possède dans les paroisses de Plumelin et de Camors :

"Alain de Quemorz, écuyer, fils d'Henry de Quemorz, écuyer, mort, donne en pur et perpétuel héritage et aumône à Jouffroy de Rohan, clerc, fils de noble Alain, vicomte de Rohan, chevalier, et à ses héritiers et à ses successeurs et à ceux qui cause lui auront, tout le gentil fief que lui, Alain de Quemors, avait dans les paroisses de Plemelin et de Quemors, au diocèse de Vannes... Ce fut fait et donné le jour de vendredi prochain après la fête de Saint-Martin d'hiver, l'an de grâce mil deux cents quatre vingt six".

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Camors :

  • Ollivier de Clezguennec.
  • Allain Le Galdu.
  • Guillaume Le Lohe.
  • Jehanne de Baud.
  • Jehan Le Doueren (Tallen).
  • Hervé Le Pou (Cozporho).
  • Jehan des Salles (Kermapouserh).
  • Jehan Le Porz (Penran).
  • Galdu (Trémelin).
  • Eon Marhadou (Penran).

 A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 4 nobles de Camors :

  •  Jehan LE GO (20 livres de revenu).
  • Jehan LE LOHEC (5 livres de revenu) : porteur d'un paltoc.
  • Jehan EUDOUX (ou ENDOUX) : porteur d'un paltoc.
  • Jehan LE SERRAZIN : porteur d'une brigandine.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 6 nobles de Camors :

  •  Jehan LE GOFF (10 livres de revenu).
  • Jehan LE LOHER (100 soulz) : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge.
  • Jehan ANDOUX (10 livres de revenu), remplacé par son fils Henry : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge.
  • Ollivier LE GOUAS (100 soulz).
  • Jehan JEGUIC (100 soulz) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge.
  • Jehan LE SARAZIN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer.

A la mort de Geoffroy, ses biens reviennent au vicomte de Rohan et parmi eux le château de Tallen.

En juillet 1524, Jacques, vicomte de Rohan, cède la châtellenie de Camors à Guy de Laval.

En 1560, François de la Haute Touche, époux de Rodegarde des Déserts (dame de Camors et Moréac) vend la seigneurie de Camors à René d'Arradon, seigneur de Kerdréant et Quinipily.

En 1669, ce fief est entre les mains de Claude de Lannion, qui en rend aveu à Marguerite de Rohan.

En 1735, le comte de Lannion rend aveu pour la terre de Camors à Louis II de Rohan.

Il s'agit d'une paroisse constituée autour d'une ancienne trève de Pluvigner à partir de portions de territoire de cette dernière et de territoires appartenant auparavant à Baud (dans le village dénommé Coscamors actuellement au sud de Camors, la tradition place d’ailleurs l'église primitive de Camors).

On rencontre les appellations suivantes : Quemorz ou Quemors (en 1286), Camorez (en 1427), Camors (en 1464, en 1477, en 1481), Camorz (en 1513) et Camor (en 1536).

Patrimoine de Camors

Les éléments patrimoniaux de Camors sont nombreux et variés : Mégalithes, bâtiments religieux, lavoirs, fours à pain et fontaines, vestiges de châteaux féodaux…